Archive pour mai 2010
Les labels bio
BDIH
Association allemande de professionnels de la cosmétique naturelle, BDIH existe depuis longtemps en Allemagne. Il délivre son propre label selon la charte BDIH. Les contrôles sont effectués par l4IMO, un organisme indépendant suisse.
La charte définit une liste « positive » de composants autorisés pour l’élaboration d’un produit cosmétique naturel. Tout ingrédient qui n’est pas sur cette liste est automatiquement interdit. La liste des bases lavantes et des tensioactifs acceptés est plus restreinte que dans d’autres cahiers des charges. Le BDIH n’exige pas de seuil minimum d’ingrédients bio mais rend l’utilisation de la version bio obligatoire pour un certain nombre d’huiles et de plantes.
En général, les grands laboratoires allemands vont bien au-delà de ce minimum imposé.
Ecocert
http://www.ecocert.fr/
Ecocert est un organisme certificateur agréé par l’état français qui contrôle les cosmétiques bio ainsi que le mode d’obtention des matières premières et délivre un label Ecocert.
Tous les cosmétiques certifiés contiennent au minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle et sont transformés selon des procédés respectueux de l’environnement validés par Ecocert. Les 5% restants font partie d’une liste très restreinte, avec seulement 5 conservateurs autorisés. Le cahier des charges impose des exigences sur la fabrication des ingrédients, des produits finis, l’emballage recyclable, la gestion de l’énergie et des déchets.
Cosmébio
http://www.cosmebio.org/
En France, les produits certifiés par Ecocert ou qualité France peuvent choisir d’informer les consommateurs avec les logos suivants :
=>Cosmébio : ce logo signifie qu’au moins 95% des végétaux contenus dans le produit doivent être bio et qu’au moins 10% du total des ingrédients doivent être bio.
=>Cosméco : ce logo signifie qu’au moins 50% des végétaux contenus dans le produits doivent être bio et qu’au moins 5% du total des ingrédients doivent être bio.
Nature et progrés
http://www.natureetprogres.org/
Nature et progrès est une association française de professionnels et de consommateurs engagés en matière d’écologie. L’organisme de contrôle indépendant Certipaq vérifie le respect du cahier des charges Nature et progrès et transmet les résultats au comité de contrôle de l’association qui accorde la mention « nature et progrès » après étude. Le cahier de scharges n’autorise que l’emploi de végétaux bio et impose un engagement important des marques sur de nombreux points environnementaux (économies d’énergie, gestion écologique des déchets) et sociaux (solidarité entre adhérents).
Qualité France
http://www.qualite-france.com/homePage_frameset.html
Comme Ecocert, qualité France est un organisme certificateur agréé par l’état français. Il suit les mêmes principe qu’Ecocert mais le pourcentage minimum imposé de végétaux biologiques est calculé uniquement sur le total des ingrédients et non sur le total des végétaux. Les produits certifiés par qualité France peuvent choisir le logo « qualité France » ou les logo Cosmébio (Cosmébio ou Cosméco)
Le guide des cosmétiques bio, Eve Demange et Anne Ghesquière, édition Vigot
Pas de parfums synthétiques
Qui contiennent des muscs synthétiques et des phtalates.
Les muscs sont irritants pour la peau et toxiques pour l’environnement. Certains ont étés reconnus cancérigènes et neurotoxiques.
Les phtalates sont suspectés de perturbés le système hormonal, d’abîmer le foie et les reins et de perturber la croissance des organes sexuels. Seuls sont autorisés les parfums naturels.
Pas de colorants ou pigments de synthèse
En particulier les amines aromatiques toxiques qui peuvent être absorbées par la peau (INCI : les colorants se cachent derrière certains numéros CI, par exemple CI 172 000) ou les colorants azoïques, pigments pour les maquillages, autorisés en Europe mais interdits aux Etats-Unis ou tolérés avec d’importantes restrictions.
Pas d’huiles minérales
Comme la paraffinum liquidum, issues de la pétrochimie, qui se combinent au sébum en créant une substance étrangère à la peau et provoque l’accumulation de la chaleur avec des problèmes d’acné rosacée, et des allergies. Elles ne sont pas biodégradables (INCI : paraffinum liquidum, petrolatum, ceresin, etc…).
Pas de silicones, nocifs pour l’environnement et qui se retrouvent partout dans les cosmétiques conventionnels (INCI : domethicone, cetyl dimethicone copolyol, phenyl trimethicone, etc, ).
Pas de conservateurs comme :
=>les glycols dont le phenoxyéthanol et les parabens, sauf pour ecocert qui en tolèrent deux à titre dérogatoire jusqu’en décembre 2006
=>le formol, formaldéhyde, ne de libérateurs de formaldéhyde, reconnus comme allergisants, modificateurs des protéines et de l’ADN et probablement cancérigènes (INCI : imidazolidinyl-urea, diazolidinyl-urea, bronopol, 2-bromo-2-nitropone-1, 3-diol, bronidox, 5-bromo-5-nitro-1, 3-dioxane).
=>les substances à base de mercure et les composés organiques mercuriels, hautement toxiques car ils peuvent provoquer de graves irritations et des phénomènes de sensibilisation de la peau (phenyl mercuric acetate, phenyl mercuric borate…)
=>les trop puissants qui détruisent le flore naturelle qui protège notre peau des germes indésirables (INCI : triclosan, methylparaben, propylparaben).
Les seuls conservateurs utilisés
sont ceux qui pourraient être extraits de plantes, plus respectueux de l’environnement. Seule une liste resreinte est autorisée par les cahiers des charges.
Pas de procédés non respectueux de l’environnement
Les ingrédients obtenus à partir de procédés chimiques lourds et dangereux comme l’éthoxylation ou l’halogénation, par exemple, sont interdits. C’est le cas des PEG et PPG, polyéthylèneglycol et prolypropylèneglycol obtenus à partir de gaz employés comme gaz de combat.
L’halogénation consiste à introduire dans les molécules, du chlore, du brome ou de l’iode. Les substances halogénées ont un potentiel allergène substantiel et sont hautement réactives. Si elles parviennent dansles tissus, elles peuvent s’y décomposer, se fixer et les endommager (iodopropynil butylcarmate, methyldibromo glutaronitrile, triclosane et tous les noms commençant par chlor : chlorehexidine digluconate, benzethonium chloride, etc)
Pas de matières premières supposant la mort d’un animal
comme le blanc de baleine, l’huile de tortue ou de vison, la graisse de marmotte, le collagène. Sont uniquement acceptés des produits comme la cire d’abeille ou le miel, dont l’obtention ne porte pas préjudice à l’animal.
Pas de tests sur les animaux vivants
De plus en plus d’allergies ?
Le nombre d’allergies alimentaires a explosé ces dernières années. Jusqu’à 4 % des Français en souffrent, soit deux fois plus qu’il y a quinze ans. Mais pourquoi une telle envolée alors que notre alimentation est censée être améliorée, tout comme les moyens de soigner ?
Un véritable problème de santé publique, un fléau… Les mots ne sont pas assez forts pour décrire l’envolée sidérante des allergies d’origine alimentaire. Le 5e congrès francophone d’allergologie qui se déroule en ce moment Porte Maillot, revient longuement sur un tableau clinique avec facteurs aggravants dont il faut trouver les ressorts dans nos modes de vie. Globalement méconnues, ces allergies prennent de multiples formes. Nous les connaissons : c’est l’œuf, la cacahuète, le blé, le lait, qui peuvent entraîner démangeaisons, eczémas, douleurs abdominales, nausées, voire au pire, une réaction très exacerbée avec chute de tension et perte de connaissance. Ce congrès mondial de référence entend également revenir sur un constat dont on parle finalement peu : la pénurie d’allergologues à l’heure où cette pathologie concerne de plus en plus de Français avec une incidence très significative chez les plus petits.
L’allergie alimentaire touche de 5 à 6 % des enfants et les formes graves augmentent dans tout l’Hexagone, souligne le professeur Frédéric De Blay, président de la Société française d’allergologie. Des allergies qui peuvent être dangereuses, surtout lorsqu’elles sont associées à d’autres pathologies comme l’asthme », insiste le docteur François Brémont. Le responsable de l’équipe médicale pneumologie et allergologie de l’hôpital des enfants fait notamment référence au malaise grave dont peut être victime un bébé lors du premier biberon.
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