De plus en plus d’allergies ?
Le nombre d’allergies alimentaires a explosé ces dernières années. Jusqu’à 4 % des Français en souffrent, soit deux fois plus qu’il y a quinze ans. Mais pourquoi une telle envolée alors que notre alimentation est censée être améliorée, tout comme les moyens de soigner ?
Un véritable problème de santé publique, un fléau… Les mots ne sont pas assez forts pour décrire l’envolée sidérante des allergies d’origine alimentaire. Le 5e congrès francophone d’allergologie qui se déroule en ce moment Porte Maillot, revient longuement sur un tableau clinique avec facteurs aggravants dont il faut trouver les ressorts dans nos modes de vie. Globalement méconnues, ces allergies prennent de multiples formes. Nous les connaissons : c’est l’œuf, la cacahuète, le blé, le lait, qui peuvent entraîner démangeaisons, eczémas, douleurs abdominales, nausées, voire au pire, une réaction très exacerbée avec chute de tension et perte de connaissance. Ce congrès mondial de référence entend également revenir sur un constat dont on parle finalement peu : la pénurie d’allergologues à l’heure où cette pathologie concerne de plus en plus de Français avec une incidence très significative chez les plus petits.
L’allergie alimentaire touche de 5 à 6 % des enfants et les formes graves augmentent dans tout l’Hexagone, souligne le professeur Frédéric De Blay, président de la Société française d’allergologie. Des allergies qui peuvent être dangereuses, surtout lorsqu’elles sont associées à d’autres pathologies comme l’asthme », insiste le docteur François Brémont. Le responsable de l’équipe médicale pneumologie et allergologie de l’hôpital des enfants fait notamment référence au malaise grave dont peut être victime un bébé lors du premier biberon.
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